{"meta":{"description":"Track within group context in JSON format. 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L'émancipation diffère de l'autonomie en ce qu'elle implique une sortie, un passage au dehors, plutôt qu'une intériorisation d'un ordre extérieur. Le commencement de l'émancipation est un événement qui échappe au langage et à la représentation, comparable à l'infantilité qui persiste en nous. Tout récit historique tend à mythifier l'événement en lui attribuant une logique destinale qui n'existait pas au moment de son surgissement. L'émancipation est ainsi un processus sans fin déterminée, qui commence hors de toute cause et dont le sens ne peut être assigné qu'après coup. ","mime":"audio/ogg","keywords":[{"id":228,"content":"Différend","parent_id":71},{"id":432,"content":"Émancipation","parent_id":71},{"id":105,"content":"Geste","parent_id":71}],"fields":[],"source":null,"inserted_at":"2026-03-07T13:19:45","updated_at":"2026-03-07T16:30:36","resources":[],"collection":null,"collection_id":null,"context_id":17,"context_precisions":null,"duration_seconds":7278,"fragments":[{"name":"Rappel : distinction entre autonomie et émancipation","start_time":2.0,"summary":"Rappel de la séance précédente : l'autonomie est une hétéronomie renommée, une intériorisation d'un ordre extérieur, tandis que l'émancipation implique une sortie. L'émancipation est définie comme un mouvement pour l'inscription à titre de sujet dans un régime légal de personnes qui n'étaient pas initialement attributaires de ce titre. Le sujet émancipé est celui qui n'avait pas le droit de porter plainte en droit et qui acquiert ce droit.","end_time":316.0},{"name":"Le différend de Lyotard et la mésentente de Rancière","start_time":319.0,"summary":"Toute plainte suppose un langage partagé avec ceux qui l'enregistrent. Le différend selon Lyotard désigne un désaccord sans partage, en deçà du langage commun permettant la plainte. Rancière conteste cette notion en proposant celle de mésentente, refusant l'idée d'une extériorité de l'humain au langage. Le débat porte sur le statut du dicible et sur la possibilité d'un indicible.","end_time":540.0},{"name":"Le geste comme élan pré-langagier : de Guérin à Deligny","start_time":540.0,"summary":"L'humain est un être transi par une puissance opératoire susceptible de l'aventurer dans le monde sans qu'il puisse d'abord l'exprimer par le langage. Les personnes accueillies par Deligny dans les Cévennes, porteuses de gestes non phrasés, sont la preuve vivante que l'humanité peut s'effectuer en des gestes qui n'ont pas l'allure d'une expression. Ces gestes sont « inhumains » au sens de Lyotard : au plus profond de l'humain, en deçà de la socialisation. Leur instance est l'enfance, le non-parlant.","end_time":1081.0},{"name":"L'infantilité irréductible et le drame de l'existence","start_time":1081.0,"summary":"L'infantilité ne peut être dialectisée ni relevée par la conscience. Le geste est source sans fin de l'humanité : il n'a pas l'explication de sa fin et n'a pas le finir pour justification. L'infantilité du geste ne cesse de tracer les corps humains, quand bien même les adultes se font fort de ne pas y faire droit. L'existence est dramatique en ce sens précis : un drame qui ne cesse d'enlever l'humanité à une enfance qui la ressource.","end_time":1490.0},{"name":"Le cas de l'inventeur : le geste anticipe sur l'expression","start_time":1490.0,"summary":"L'inventeur, comme Niépce, n'a pas par-devers lui la formule de ce qu'il met au monde. Il a affaire à quelque chose d'inédit, au sens propre de non-dit, pour quoi manque même le mot. Ce n'est pas qu'aucune phrase n'occupe l'esprit de l'inventeur, mais aucune n'est ajustée à ce qui advient. Ce qui advient véritablement n'advient qu'en dépit des phrases disponibles.","end_time":1718.0},{"name":"Le mouvement des enclosures et l'indécision du commencement","start_time":1718.0,"summary":"Le mouvement des enclosures, souvent décrit comme émancipation du capitalisme par rapport à la féodalité, montre que la fin historique n'était pas décidée dans le commencement. La bataille juridique qui a suivi s'est soldée par un jeu de plaintes et contre-plaintes. L'émancipation ne sait pas ce qu'elle engage, son sens est final et dépend d'une lutte a priori indécise. On ne peut jamais être présent au sens de ce qu'on fait : le sens n'est pas dans le commencement mais dans la fin, et la notion de cause finale n'a pas de statut phénoménologique.","end_time":2338.0},{"name":"Hannah Arendt : commencement versus origine, et le récit historique","start_time":2338.0,"summary":"Chez Arendt, la mise en récit porte sur l'origine et non sur le commencement. Le récit tend à dissoudre l'événementialité du commencement en le rendant logique, en le liant à un ordre syntaxique et à l'esprit de causalité. L'origine est constituée par le rapport à la causalité, qui fait rater le commencement. Un événement a des conditions de possibilité mais pas de causes au sens strict. Les conséquences de cette analyse seront tirées lors de la prochaine séance.","end_time":2854.0},{"name":"La poétique des savoirs de Rancière et la critique du récit historique","start_time":2854.0,"summary":"La formule « poétique des savoirs » proposée par Rancière se substitue à la notion de coupure épistémologique. Elle désigne l'étude des procédures littéraires par lesquelles un discours se soustrait à la littérature et se donne un statut de science. Les sciences humaines n'échappent pas à la poétique malgré leur prétention scientifique. Chez Aristote, la poétique produit un mythos qui donne du liant à ce qui semble désordonné dans la mémoire historienne. Toute histoire mythifie son sujet, ce qui pose la question de savoir si l'on dispose de récits d'émancipation qui ne soient pas mythifiants.","end_time":3852.0},{"name":"Le récit de Descartes comme récit d'émancipation","start_time":3852.0,"summary":"La fin de la première Méditation métaphysique de Descartes est proposée comme récit d'émancipation. Le sujet s'y suppose dans un état de dénuement total, imaginant avoir été absolument trompé par un malin génie. Il ne croit plus en rien, pas même en son propre corps. La résolution de ne plus recevoir aucune fausseté est pénible et laborieuse, et le sujet craint de se réveiller, conspirant avec ses illusions agréables. L'émancipation n'est pas glorieuse : c'est une crise radicale où le sujet perd le sens de la réalité.","end_time":4934.0},{"name":"Note sur la littérature et l'événement sans fin","start_time":4934.0,"summary":"Pour traiter la question du récit au plus juste de l'émancipation, une réflexion sur la littérature s'impose, notamment sur les romans de Claude Simon et ses conférences. La description chez Simon est sans fin, ce qui rejoint l'idée que l'événement est sans fin. L'émancipation, si c'est un événement, est interminable : sans cause finale au moment où elle advient, elle ne sait pas où elle va. Les récits d'émancipation existants sont des récits mythificateurs.","end_time":5258.0},{"name":"Discussion : trace, réel, événement et commencement","start_time":5258.0,"summary":"La discussion porte sur la querelle Lyotard-Rancière liée au témoignage, sur la notion de trace comme alternative à l'explication et à la description, sur la différence entre réel et réalité, et sur le rapport entre événement et présent. Le réel résonne dans un sujet qui a le sens de la réalité, et les moments où du réel arrive font basculer le sujet. Le texte de Descartes est relu comme le récit d'une crise où le sujet perd ses munitions défensives. La technique est envisagée comme un devenir du geste, et le projet comme ce qui empêche d'être au fait du moment présent.","end_time":7276.0}],"keyed_excerpts":[],"lat":null,"lng":null,"main_person":{"id":1,"first_name":"Pierre-Damien","last_name":"Huyghe"},"main_person_id":1,"recording_city":"Paris","recording_country":"France","recording_date":"2026-02-11T00:00:00","recording_place":"Césure","track_group_id":23,"audio_compressed_url":null,"audio_url":"/audio/2026/03/jXVvm3JibA0G92HS_260211-pdh-seminaire-2026-seance-3-2.ogg"},"alternatives":{"map":"/map/track_group/23:faut-il-semanciper-2-2/track/225:lemancipation-comme-geste-sans-fin","light":"/light/track_group/23:faut-il-semanciper-2-2/track/225:lemancipation-comme-geste-sans-fin"}}